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Entrée de l'université

Vous pensez bien qu'en allant dans le Sud de la France, comme ça en plein automne, j'avais une (petite) excuse : j'étais convoquée pour un oral de concours. On était 4 admissibles et grâce à la magie d'Internet, j'ai gougeulisé les noms des mes "concurrents" : j'ai pu constater qu'une personne (le seul mec de nous quatre) travaillait déjà sur place et à moins d'un énorme malentendu, je n'avais aucune chance d'obtenir ce poste. Mais comme je crois à la chance et que ça faisait une bonne occasion de descendre, je me suis dis pourquoi pas.

fauteuilUn concours, ça se prépare même si on a 0,5 % de chance de réussir. Donc, la veille du concours, me voilà à l'université pour repérer les lieux. Je me retrouve à la BU pour réviser (je vous l'ai dit qu'il a plu pendant mon séjour ?). Ca change d'où je travaille : c'est lumineux, moderne et il y a même des fauteuils rembourrés ! On se croirait dans une BM ! Bon, les étudiants qui téléphonent ne sont pas avertis et les chariots pour ranger les livres grincent un peu... Mais ça me plairait bien de travailler là !

En attendant de travailler dans cette BU, je dois passer l'oral. Me voilà dès le matin même à être dans les parages. C'était le jour où il pleuvait comme taureau qui pisse, alors j'ai dû me réfugier dans la voiture pour manger mon sandwich (les restos U sont ouverts qu'aux étudiants... Pour une fois que ça ne m'aurait pas déranger d'y déjeuner !). On m'a convoquée pour 13h30 mais comme à Angers, je pensais que c'était l'heure de convocation. J'arrive vers 13h20 (c'était un peu mal flêché dans le bâtiment) et je vois 2 filles qui attendent dans le couloir, en face de la porte d'entrée de la salle où se déroule l'oral. Je me rends compte qu'on est tous convoqué à la même heure : ce n'est pas très sympa pour les nerfs. Le seul avantage est qu'on peut discuter avec les "concurrentes" : elles ne sont pas très bavardes mais comme j'aime savoir contre qui j'ai affaire, je les harcèle de questions. Puis on nous a éloigné du couloir parce que, effectivement, les murs sont très fins dans cette université (même d'où on nous avait mis, on entendait qu'il y avait une conversation... Vous imaginez si on serait resté dans le couloir ?).

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Le RU

A 13h29, le dernier candidat arrive (le présumé gagnant). A 13h30, il entre dans la salle pour son oral. Si c'est pas calculé ça... A 13h50, il ressort tout content et nous souhaite "bonne chance" ! Gngngngngngn... Bon, pas le temps de m'énerver, c'est déjà mon tour. Un peu plus tôt, j'ai lu la liste des 6 membres du jury. C'est impressionnant ce chiffre mais quand je rentre dans la salle, ils ne sont plus que 4 ! Il y a une femme qui travaille où je postule et c'est elle qui a posé la moitié des questions. Deux hommes se partagent le reste des questions et le quatrième tape l'entretien sur son ordi (où joue au pinball ?) mais ce dernier est plutôt sympa car il me fait des clins d'oeil, me rassure, c'était un peu mon coach pendant l'entretien ! Comme pour Angers, je pensais que j'allais parler pendant 10 minutes et le reste, c'étaient questions/réponses. Non, dès les premières secondes, on me dit que mon discours ne fera pas plus de 5 minutes : la panique. Du coup, j'ai dû tenir 3 minutes car je n'ai dit que les grandes lignes de mon parcours. Et dans la partie questions/réponses, je n'ai pas pu beaucoup me défendre : j'étais totalement perturbée ! J'étais dans le même état que pour mon premier oral.

Les questions étaient apparemment les mêmes pour tous. Je suis sortie au bout d'un quart d'heure, heureuse d'avoir finie ! Je ne garde pas un bon souvenirs de ce concours (comme quoi il fait être préparé à tous les genres de situations) mais ils ont été sympa car ils m'ont quand même mis sur la liste complémentaire (mon dernière, mais j'y suis !). Et devinez quoi ? C'est le présumé gagnant qui a gagné ! Bon, il me reste encore une chance d'avoir un concours avant la fin de l'année, j'espère que ce sera la bonne !