Aujourd'hui a eu lieu mon dernier oral de concours de l'année (je dis dernier oral car j'ai encore un écrit début décembre) : c'était quand même mon quatrième (dont 3 en deux mois) !

L'oral avait lieu dans un bâtiment d'une célèbre université parisienne, et comme dans tout bâtiment administratif qui se respecte, les plans ne correspondent pas du tout à la réalité ! Et puis, l'organisation du concours ne voulait pas qu'on trouve la salle puisqu'il n'y avait aucun fléchage dans l'université et sur la convoc', on nous indiquait : "à gauche en sortant de l'ascenseur". J'ai tourné à gauche et j'ai dû frapper aux portes pour qu'on m'aide à trouver mon chemin !

Tout au fond d'un couloir, deux candidats attendent : ils m'avaient l'air un peu stressés puisqu'il y avait un silence de mort dans ce couloir, d'habitude je suis la première à discuter avec les candidats (pour "mesurer" le concurrent) mais là, ils ne m'inspiraient pas confiance... On me fait signer les voeux d'affectation (mouis, c'est pour une prise de poste dans 2 semaines, donc ils s'organisent comment ils peuvent) et j'attends debout pour qu'un des deux candidats me laissent leur place (en fait, j'ai attendu que le premier candidat passe pour lui piquer son siège !).

Pendant que ce candidat passe à l'oral, j'en profite pour demander où sont les toilettes au surveillant. Il faut bien s'occuper pour ne pas être déconcentrée par l'oral de cette personne : on entend tellement bien que j'ai l'impression d'être dans la salle ! Au bout de 5 minutes (donc il reste un quart d'heure), je demande au surveillant :
- Est-ce qu'il y a des toilettes quelque part ?
- Oui, au fond du couloir mais dépêchez-vous, c'est vous après...
- Ah bon... Mais il y avait une personne devant moi...
- Bon, bah alors, vous avez le temps !

Non, mais je n'ai pas la gastro non plus. Je vais juste pisser. J'en ai pour 3 minutes aller-retour ! Et puis, j'en déduis que le premier arrivé est le premier servi. Si j'avais su, je serais montée plus tôt dans les bureaux au lieu de faire 3 fois le tour du pâté de maison pour ne pas arriver trop en avance ! En plus, le jury était en retard et il y a eu des désistements, sinon, je serais passée deux heures plus tard !

Le candidat sort, il a une soudaine envie de parler avec moi (le stress sûrement) et il me pose plein de questions sur le lieu de mon travail (encore un qui a des idées reçues sur la Bibe). Le jury fait une pause (bizarrement, ce sont que les hommes qui font une pause pipi) et je suis agréablement surprise par leur jeunesse ! Pendant que le deuxième candidat passe en entretien, l'ambiance est plus détendue et je discute avec le surveillant et le médecin, qui travaille dans la pièce voisine. A un moment, j'entends un morceau de conversation : "bon, on va vous faire appeler" "bonjour, je voudrais parler à..." Un coup de flip plus tard (oral + téléphoner en public = malaise assurée) et je m'aperçois que j'entends la conversation d'une autre pièce !

Quelques minutes plus tard, c'est enfin mon tour. Comme à Montpellier, mon discours doit tenir en 5 minutes mais là, je m'y étais préparée puisque j'avais parfaitement entendu le premier candidat parlé pendant 5 minutes ;-) Il y a 6 membres du jury et la salle est tellement grande que j'ai l'impression d'avoir besoin d'un mégaphone pour que le juré du bout de la table m'entende (je comprends mieux pourquoi le premier candidat parlait fort !). Après quelques questions normales pour un oral de concours (arrrh, pour une fois, on ne m'a pas demandé ce que c'était le SUDOC !), on en vient à me demander mon avis sur le WIFI. Je ne sais pas si c'était ironique de leur part, mais j'ai fait comme si ils n'étaient pas au courant de l'affaire : j'ai été la plus neutre possible mais ils ont dû se douter de mon opinion... Un effet de pyramide plus tard, on me demande qui est le dirlo de ma Bibe et si j'ai lu ses poèmes ! J'avoue avec humour "malgré toutes les affiches placardées en ce moment dans la bibliothèque, je n'ai pas lu ses oeuvres". Pourtant, depuis mon oral d'Angers, j'avais arrêté de lire de la chick-lit et je m'étais mise à des lectures plus sérieuses : je n'avais pas pensé à ces poèmes !

L'entretien se termine, limite en me virant (quelle idée de me poser une question une minute avant la fin ?) : le jury devait avoir faim ! Finalement, c'était un oral assez normal mais je le sens bien cette fois-ci...

* Ok, les révisions pour les concours, c'est fatiguant mais c'est surtout le shopping APRES un oral qui fatigue !

Edit du lendemain : hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!! J'ai été prise !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!!