Que celui (ou celle) qui n'a jamais passé un concours organisé par la Mairie de Paris... a bien raison de ne pas en passer ! Les pires souvenirs de concours écrits sont ceux de la Mairie de Paris.

Ca commence avec l'inscription où la date indiquée est souvent pas la bonne : "concours ouverts à partir du 10 novembre" se transforme sur la convocation en "les épreuves se dérouleront le lundi 8 décembre". Ensuite, l'heure de convocation n'est pas l'heure où l'épreuve commence ni l'heure de la demi-heure réglementaire mais l'heure de l'ouverture des portes ! Et il vaut mieux ne pas être en retard et attendre bien sagement devant les portes (sans abri pour se mettre au chaud) car ils ferment les portes 10 minutes après pour commencer l'épreuve 5 minutes plus tard. Autant mettre sur la convoc l'heure de démarrage de l'épreuve. Sinon, j'ai l'impression de recevoir la convocation des surveillants !

Bref, comme je commence à m'habituer à cette organisation, j'ai pris un train plus tôt au cas où qu'il y aurait des problèmes sur le RER D. Et j'ai mal ciblé : c'est sur la ligne 1 que ça a planté (coupure d'électricité volontaire car "accident de personne"). Heureusement que je n'avais qu'une station qui me séparait de ma correspondance donc c'est parti pour 15 minutes de marche dans le froid ! Et comme j'avais pris beaucoup d'avance, je suis arrivée 20 minutes avant l'ouverture des portes (je connaissais les lieux donc je me suis repérée assez vite). Apparement, tout le monde ne connaît pas l'astuce "on ouvre les portes à 8h30 et non pas on commence l'épreuve à 8h30 donc venez à 8h" ;-)

Je retrouve ma copine des concours et on se réchauffe comme on peut. Les portes s'ouvrent à 8h32 et quand on est au niveau de la vérification de la convocation (qui aurait envie de passer un concours juste pour le plaisir ?), je m'étonne qu'on s'installe par numéro de table. Aux trois derniers concours, je me suis toujours placée à côté de mes copines malgré notre différence de noms. Et le surveillant entend ma remarque et nie ce que je dis. Il ne va pas me contredire alors que j'ai raison quand même ? Bref, on s'installe à nos numéros. J'ai mon petit rituel pour placer mes objets sur la petite table : des kinder bueno (offerts pour mon départ), une bouteille d'eau, deux stylos (arrrh, j'ai oublié un t-pex), ma convoc et ma pièce d'identité, un paquet de mouchoirs (il y a pas mal de courants d'air dans les grands hangars). Fermeture des portes. Et là, on nous demande nous re-déplacer pour boucher les trous : ça va qu'on n'était pas 500 (on était environ 70) ! Ce n'était pas plus simple de faire comme d'habitude : tout le monde s'installe par ordre d'arrivée ? Donc, j'ai dû déménager ma table : je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas en laisser en route...

Pendant la première épreuve (composition), je mets un bon quart d'heure pour me concentrer car le fait d'avoir été contrainte à déménager, m'a rendu grognon (c'est aussi le peu de sommeil...) et que les surveillants mettaient huit plombes à nous compter (surtout en reniflant ses glaires). En plus, en marchant dans les allées, ils créaient des courants d'air froids ! D'ailleurs, c'est marrant d'observer les tenues des candidats (surtout des candidates dans ce genre de concours) : l'écharpe bien épaisse a gagné les faveurs dans la salle. Par contre, les surveillants des concours de la mairie de Paris, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux : j'ai vu un candidat aller aux toilettes pendant la première heure avec son sac. C'est plutôt dans le genre cool car il y a 2 ans, le candidat devant moi a pu téléphoner (ou écouter son répondeur, je ne sais pas trop) pendant l'épreuve alors qu'il était assis et que les surveillants étaient à 3-4 mètres...

Après cette première épreuve (j'avais fini avant mais j'attendais bien au chaud pour ne pas affronter le froid), on n'avait qu'une heure pour manger (encore une étrangeté dans ce concours) donc pas de brasserie possible. On s'est rattrapée avec une boulangerie qui servait chaud et on s'est posée dans le hall d'un immeuble. On était bien contente quand les portes se sont ouvertes pour commencer la deuxième épreuve (catalogage). Pour cette épreuve, on peut s'aider des normes et on nous avait même autorisé à prendre la norme sur le catalogage des documents musicaux (pour info, les documents musicaux ne sont pas étudiés pendant les formations aux concours et ça ne tombent jamais). Sauf que là, on nous la demandait et comme je ne la connaissais pas et qu'elle est introuvable en bibliothèque (ne comptez pas sur moi pour acheter une norme qui coûte dans les 30 € pour ne servir qu'une fois), je ne l'avais pas. D'ailleurs ils n'étaient pas beaucoup à l'avoir et ils devaient s'en mordre les doigts quand ils ont lu les sujets : on n'en a pas eu besoin ! Et les surveillants doivent vérifier si on a les bonnes normes car contrairement au concours d'Etat, seul le recueil de normes est autorisé donc tous ceux qui avaient apporté les normes trouvées sur le site de la BNF ont un peu râlé ! Non, décidemment, les concours de la mairie de Paris sont un monde à part !

Après toutes ces épreuves, comme on n'avait pas eu le droit à notre petit rituel de concours (un petit resto pour se motiver pour les épreuves de l'après-midi), on s'est vengé et on a fait les magasins (bien au chaud, aux Halles, pas folles les guêpes) pour décompresser ! En fait, il n'y a vraiment que cette partie de la journée que j'ai préféré ! Et puis, c'était plus un entraînement au VRAI concours (celui d'Etat en mars). Ca y est, c'est fini pour cette année : à dans 2 mois !

PS : Les épreuves sont !