Premier concours de la saison organisé par le ministère de l'Educ. Parce qu'avant, c'était l'ENSSIB (l'école qui forme les bibliothécaires) et c'était mieux : on nous disait combien il y avait de postes, on n'envoyait pas d'argent pour s'inscrire, il y avait mon surveillant fétiche (celui avec la cravate Beatles)... Bref, on avait nos habitudes. Le seul "avantage", c'est de connaître ses notes dès qu'on sait qu'on n'est pas admissible (on pourra comparer avec nos collègues...). Avec l'ENSSIB, on nous envoyait un peu partout en région parisienne avec seulement deux centres pour toute la France. Avec l'Educ, c'est un centre par académie, et celui de Paris-Créteil-Versailles, c'est la Maison des Examens à Arcueil ! Note pour plus tard : penser à faire un guide des centres d'examens en Ile-De-France...

Deux épreuves de 3 heures à passer dans la journée : le ministère trouve logique de nous coller la première épreuve très tôt le matin (8h30) et assez tard l'après-midi (14h30) pour que cette journée ne soit vraiment consacrée qu'au concours. Donc lever à 5h30 (première épreuve de la journée). Train à 6h30. Correspondance à 7h30 ("vous êtes arrivés à Laplace. Maison des examens. Bon courage pour les épreuves de bibliothécaire" dit presque la petite voix du RER). On est 4 collègues à se retrouver près du RER, on voit d'autres collègues : en gros, tous les 50 mètres, on s'arrête pour dire bonjour ! On trouve notre salle (deuxième épreuve de la journée : monter les 5 étages à pied) et on essaye de trouver sa place : parce qu'avec ce nouveau système, on n'a pas un numéro de table à 3 chiffres mais un numéro aussi long que celui de la sécu ! Heureusement que j'étais dans l'unique rangée des sciences et techniques (option de la note de synthèse) ;-)

On a un surveillant en chef complètement surexcité, limite flippant qui veut absolument qu'on mette manteaux et sacs sur le bord des fenêtres. Les salles ressemblent un peu à celles de Lognes. A 8h38, la petite voix nous indique qu'on peut commencer la note de synthèse. Il ne faut pas se tromper car, budget de la Recherche en baisse, on nous distribue un dossier avec les trois options de la note de synthèse. Après avoir pondu une note de synthèse sur les fraudes scientifiques (textes accessibles et abordables), on sort manger. On a trois heures de pause mais on est quand même 1000 à se jetter sur les 3 resto du coin. La plupart remonte sur Paris mais, nous, on se dégote un bistrot qui valait le détour.

Forcément, à 11h30, il y a encore de la place... enfin, pour manger, car les piliers de bar sont déjà là ! Il y a un menu unique (11 € les 3 plats : j'ai déjà mieux mangé mais "à ce prix, faut pas s'attendre à ce que ce soit le luxe" dixit une collègue) et la déco est assez kitsch (collection de casquettes pro-rugby et rideau de caravane) mais on mange au chaud, on discute potins, pronostics et souvenirs en écoutant NRJ12. Notre voisine de table en profite pour écouter nos conseils.

L'après-midi se déroule comme le matin : attente de l'ouverture des portes ; attente de l'ouverture des sujets ; découverte du sujet (hiiiiii, ce n'est pas sur l'évolution, comme je l'avais entendu. D'ailleurs, la veille d'un concours, on devrait lancer des sujets sur le net au hasard pour tromper les futurs candidats) : la presse écrite a-t-elle encore un avenir ? C'est un sujet qui m'a bien plu et j'ai quand même pondu 7 pages ; surveillants qui hurlent à la fraude quand un candidat demande à une candidate du t-pex ("ça va pas, non ?!"), quand l'épreuve est terminée, pas le temps de traîner, on se fait virer de la salle.

Au retour, je prends le bus pour démontrer à Copine que c'est moins long en RER. Verdict :
RER ce matin : 10 minutes
bus ce soir : 45 minutes. No comment.

Aux dernières rumeurs, 14 postes pour 4000 candidats. Prochain concours : BAS à la fin du mois.