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Pffff... C'est déjà mon 23e et 24e écrits de concours en 5 ans et pas un qui ne se ressemble ! Pourtant, j'ai mes petites habitudes, je n'avais pas oublié mes kinder (une surveillante m'a d'ailleurs repéré "vous avez fait vos réserves !" en voyant mes 16 bâtonnets de Kinder Chocolat) (en moyenne, je gobais 1 bâtonnet toutes les 30 minutes pendant mon brouillon et un par sous-parties quand je rédigeais), ni ma trousse contrairement à une candidate qui est venue me réclammer un stylo car elle avait oublié la sienne (du moment qu'elle ne me demande pas mes Kinder...). Les surveillants sont les mêmes et répètent invariablement la même chose : "éteignez vos portables... arrêtez d'écrire... répondez au questionnaire rose sur vos copies roses... qui veut une attestation ?..."

On voit toujours les mêmes têtes : c'est normal, on se ressemble tous ;-) style classique, jean et converses ! C'est peut-être pour cela que la Mairie de Paris avait envoyé un photographe dans la salle : si ça se trouve, sur la page d'accueil des concours de la Mairie de Paris, on verra mon dos (et mes Kinder) : quel honneur ! Souvent, j'arrive en avance et je me transforme en radar : je scanne toutes les têtes, j'enregistre dans ma base de données mon cerveau et je cherche qui ils sont :

  • des collègues ?

  • des anciens collègues ?

  • croisés à une formation ?

  • croisés à un concours ?

  • un lecteur de la Bibe ?

  • croisés au supermarché du coin ? (des fois, mes "champs de renseignement" se mélangent)

  • lecteurs de mon blog (grâce à mes stats et à quelques commentaires sur ce blog, je sais que vous êtes plusieurs à vous être demandés "sujets admissibilité technicien d'information documentaire 2008")

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Jussieu

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Je repère les petits nouveaux venus avec une amie ou un parent (tiens, on se croirait à la rentrée des classes quelques années plus tôt), qui demande au surveillant si son en-tête est bien remplie (rooo, du moment où il y a ton nom, ton prénom et ton numéro de candidat, tu ne me vas pas me saoûler...) et qui a un plan pour se repérer dans Jussieu (c'est comme ça qu'on peut les différencier des vrais étudiants) (moi, j'en n'avais pas car j'avais repéré les lieux l'année dernière) (ils ont raison, on peut facilement se perdre à Jussieu) (surtout quand les affiches qui sont supposées diriger le candidat dans le fac sont posées quand tous les candidats ont déjà trouvé la salle) (haha, j'aime bien les parenthèses) (bon, j'arrête). Je suis blasée ;-)

On pourrait faire une étude sociologique sur les moyens de se sustenter pendant des épreuves écrites : beaucoup de bouteilles d'eau (toutes les marques et toutes les tailles, on n'est pas sectaire), quelques cannettes (le bruit d'ouverture est facilement reconnaissable à l'oreille : c'est avec ce bruit que je "choppe" mes lecteurs à la Bibe qui veulent boire leur Coca dans la salle de lecture), des Kinder donc, des balisto et autres goûters au chocolat. Et comme tout concours passé avec Copine, ça s'est fini dans un petit bistrot avec steak-frites (mais quel steak-frites, hummmmm).

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Quant aux sujets, j'avais révisé les publics en bibliothèque et le web 2.0 et c'est tombé sur le prix Goncourt 2008 (rooo, la honte, je ne le savais même pas, rooo, double honte, j'ai mis Houellebecq, rooo, triple honte, je l'ai mal orthographié)(et vous, vous savez qui c'est le dernier prix Goncourt sans regarder dans Google ?) et la définition de l'indexation : plutôt traditionnel comme questionnaires. Mais qui surfent sur la vague de l'actualité avec un extrait d'un blog bibliothéconomique et sur les dernières élections au PS. A un moment, j'ai cru que je m'étais trompé dans mon inscription au concours : j'ai bien mis option bibliothécaire... Pourquoi les questions portent sur la paléonthologie ? Peut-être que c'est la porte d'à côté... Ah non, on a le choix du questionnaire ! Ouf ! Et comme au Museum, ils sont écolos, un sujet chacun recto-verso. Mais on fait comment pour distribuer les sujets face cachée puisqu'il n'y a pas de face cachée ?

Sinon, on a eu le droit à une belle chute d'une suveillante descendant les escaliers de l'amphi : vous voyez Odile Deray se gameler dans les escaliers dans la Cité de la Peur ? Et ben, pareil : elle s'est relevée, a lancé un "c'est pour vous détendre" et repartie en boitillant distribuer les copies... Le sens du service public ;-) Il aurait fallu le photographe du concours de la veille pour immortaliser ça !

Petite pause estivale et on y retourne en octobre !